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carthage

carthage

Publié le 16/09/2010 à 18:08 par aerokrif
carthage
L’Afrique du Nord qui, au départ, n’est vraisemblablement pour les Phéniciens qu’une simple étape sur la route des métaux d’Espagne, connaît des installations phéniciennes permanentes de façon très précoce, comme Utique qui est fondée en 1101 av. J.-C. selon Pline l’Ancien[4]. Le XIIe siècle av. J.-C. aurait vu également une installation à Lixus au Maroc[5] et la fondation de Gadès en Espagne[6].


Routes du commerce phénicienLa date de la fondation de Carthage par Didon, une princesse tyrienne, a toujours fait l’objet d’un débat, non seulement durant l’Antiquité mais encore de nos jours. Deux traditions antiques se sont affrontées : la plus diffusée la situait en 814 av. J.-C., à la suite de Timée de Tauroménion dont il ne reste que des fragments[7] réutilisés par d’autres auteurs. L’autre légende plaçait quant à elle la naissance de Carthage aux alentours de la guerre de Troie, tradition reprise par Appien[8].

Les fouilles archéologiques n’ayant rien livré d’une date aussi ancienne, certains historiens ont émis l’hypothèse d’une fondation beaucoup plus tardive (vers 670 av. J.-C.), voire d’une double fondation, un comptoir ayant précédé la naissance de la cité au sens strict selon Pierre Cintas. Les historiens les plus récents se fondent sur l’analyse des annales de Tyr, utilisées comme source par Ménandre et Flavius Josèphe, pour accepter une datation autour du dernier quart du IXe siècle av. J.-C..

Substrat libyen

À l’époque des premières installations phéniciennes, l’Afrique du Nord est occupée par des populations libyennes importantes, dont la continuité avec les Berbères du Maghreb a été défendue par Gabriel Camps. Il a été considéré qu’il y avait un hiatus chronologique trop important et surtout des vagues d’invasions successives trop nombreuses pour n’avoir pas marqué les populations locales de façon durable. Les Égyptiens mentionnent les Libyens sous le nom de Lebou dès le XIIe siècle av. J.-C. comme étant les populations situées immédiatement à l’ouest de leur territoire.

L’origine des populations libyennes a été relatée par un grand nombre de légendes et de traditions, plus ou moins fantaisistes, certaines faisant état d’une origine mède, voire perse, selon Procope de Césarée[9]. Mieux informé, Salluste évoque l’origine des Libyens dans sa Guerre de Jugurtha[10]. Strabon[11] a également décrit leurs différentes tribus, les divers noms n’entraînant pas nécessairement une distinction ethnique et ne remettant donc pas en cause l’unité du peuplement de cette région au moment de l’arrivée des Phéniciens.

Expansion en Méditerranée et en Afrique

Mainmise sur les possessions phéniciennes en Méditerranée occidentale et colonisation punique [modifier]
Il est très difficile de distinguer, à partir des fouilles archéologiques menées dans l’ensemble du domaine phénico-punique, ce qui relève des Phéniciens de ce qui relève des Puniques. Ainsi, les archéologues ne signalent pas de rupture comme pour certains sites anciens (Bithia et Nora en Sardaigne). La fondation d’Ibiza, traditionnellement datée de 675 av. J.-C., a donc pu être le fait des uns comme des autres.

L’« empire » punique, dont la formation et le fonctionnement ne relèvent pas d’un impérialisme au sens strict, est désormais considéré comme une sorte de confédération des colonies préexistantes derrière la plus puissante d’entre elles au moment du déclin de la cité mère, Tyr. Carthage aurait été chargée d’assurer la sécurité collective et la politique extérieure, voire commerciale, de la communauté.

Les Phéniciens d’Occident puis les Puniques ont eu des relations précoces avec d’autres civilisations, surtout les Étrusques, avec lesquels des liens commerciaux se tissent[12]. L’archéologie témoigne de ces échanges, avec en particulier les lamelles de Pyrgi de Caere et certaines découvertes effectuées dans les nécropoles carthaginoises : vases de production étrusque dits bucchero mais aussi inscription en étrusque sur laquelle un Carthaginois se présente[13]. L’alliance avec les Étrusques a aussi visé à entraver l’expansion des Phocéens d’Occident, l’opération aboutissant à la défaite phocéenne d’Alalia[14]. À partir du déclin des Étrusques, l’alliance devient cependant inopérante.

Antagonisme avec les Grecs : les guerres siciliennes

La prospérité de Carthage, liée au commerce maritime, entraîne une rivalité avec les Grecs sur le territoire sicilien. C'est pourquoi l’île reste longtemps une zone d’affrontements locaux, dus à la volonté des protagonistes d’implanter des comptoirs ou des colonies sur ses côtes.

Au début du Ve siècle av. J.-C., le conflit change de nature : Gélon, tyran de Syracuse, tente d’unifier l’île avec le soutien de plusieurs cités grecques. La guerre, inévitable, éclate avec Carthage, qui obtient peut-être l’aide de l’Empire perse[15]. Hamilcar de Giscon, commandant les troupes puniques, est battu à la bataille d’Himère en 480 av. J.-C.


Possessions de Carthage en Afrique au temps de l’invasion d’AgathocleVers 410 av. J.-C., Carthage s’est remise de ce revers ; son implantation africaine est plus puissante, et les expéditions lointaines d’Hannon et d’Himilcon confortent sa maîtrise des mers. Hannibal de Giscon prend alors pied en Sicile en 409 av. J.-C. et remporte des victoires localisées qui ne touchent cependant pas Syracuse. En 405 av. J.-C., la seconde expédition est plus difficile, le chef de l’armée ayant succombé à une épidémie de peste lors du siège d’Agrigente. Himilcon, qui succède à Hannibal, parvient à négocier avec Denys une cessation des hostilités qui est davantage une trêve qu’une paix réelle. Dès 398 av. J.-C., Denys attaque en effet Motyé, qui tombe mais est reprise par la suite. Un nouveau siège a lieu devant Syracuse et dure jusqu’en 396 av. J.-C., année où la peste oblige sa levée. La guerre continue durant soixante ans entre les belligérants. En 340 av. J.-C., l’armée carthaginoise reste cantonnée uniquement au sud-ouest de l’île.

En 315 av. J.-C., Agathocle de Syracuse s’empare de Messine et, en 311 av. J.-C., envahit les derniers comptoirs carthaginois de Sicile. Hamilcar mène la riposte ; en 310 av. J.-C., il contrôle la quasi-totalité de la Sicile et met le siège devant Syracuse. L’expédition menée par Agathocle sur le continent africain représente une victoire puisque Carthage est contrainte de rappeler son armée pour défendre son propre territoire ; la guerre dure trois années et s’achève par la fuite d’Agathocle.

Ve siècle et naissance d’un empire africain

Selon le point de vue le plus communément admis, Carthage s’est tournée vers son arrière-pays à la suite de la défaite d’Himère en 480 av. J.-C[16]. Toutefois, cette thèse est de plus en plus remise en cause par des historiens qui estiment que l’implantation africaine était devenue plus importante de manière tardive. Le Ve siècle n’aurait vu dans cette optique qu’une extension de l’espace nécessaire à l’alimentation d’une population croissante.

Antagonisme avec Rome et fin de la Carthage punique

Les premières relations avec Rome sont pacifiques, comme le prouvent les traités conclus en 509 av. J.-C. – transmis par l’œuvre de Polybe[17] – puis en 348 av. J.-C. et 306 av. J.-C. ; ils garantissent à Carthage l’exclusivité du commerce depuis l’Afrique du Nord et l’absence de pillage mené contre les alliés de Rome en Italie. La durée de plus en plus brève entre ces traités a été considérée comme significative des tensions croissantes entre les deux puissances.

Affrontement : les guerres puniques

Variations du domaine carthaginois, de 265 à 149 av. J.-C., et localisation des principaux faits d’armes de la périodeLes épisodes dénommés « guerres puniques » voient l’antagonisme s’étendre sur plus d’un siècle, de 264 à 146 av. J.-C., l’issue ayant pu sembler longtemps incertaine.

Le premier conflit a lieu de 264 à 241 av. J.-C., aboutissant pour Carthage à la perte de la Sicile et au paiement d’un lourd tribut. Cette première défaite engendre de graves conséquences sociales avec l’épisode de la guerre des Mercenaires, entre 240 et 237 av. J.-C., la ville étant finalement sauvée par Hamilcar Barca. Rome profite de ces difficultés internes pour alourdir les conditions de la paix.

Après cette étape, l’impérialisme de Carthage s’oriente vers la péninsule Ibérique et se heurte aux alliés de Rome, rendant le second conflit inéluctable (219-201 av. J.-C.) après le siège de Sagonte. Lors de l’aventure italienne, Hannibal Barca se montre capable de victoires éclatantes mais dans l’incapacité de les exploiter pour pousser son avantage et mettre à genoux une Rome pourtant vacillante. Après 205 av. J.-C., la guerre ne se déroule plus que sur le sol africain, l’année 202 av. J.-C. marquant la victoire finale de Scipion l'Africain à Zama.

Au cours des cinquante années qui suivent, Carthage rembourse de façon régulière le lourd tribut, mais en même temps elle se dote d’équipements coûteux, tels que les ports puniques dans leur dernier état de développement. La cité semble avoir retrouvé à cette époque une prospérité certaine, corroborée par la construction de programmes édilitaires concertés comme celui du quartier punique de Byrsa (lié au suffétat d’Hannibal Barca).

Pourtant, face au relèvement de la cité et à la fin du paiement du tribut, Rome impose aux Carthaginois d’abandonner la ville et de se retirer dans l’arrière-pays et, partant, de renoncer à leur identité maritime[18]. À ce propos, Velleius Paterculus a écrit que « Rome, déjà maîtresse du monde, ne se sentait pas en sûreté tant que subsisterait le nom de Carthage »[19]. Le refus logique qui suit cette intransigeance entraîne le troisième et dernier conflit. Celui-ci, marqué par le siège de Carthage, dure trois années. À son terme, même si du sel n’a pas été répandu sur le sol ainsi que l’historiographie de la fin du XIXe et du début du XXe siècle le relate[20], la destruction de la ville est totale et une malédiction jetée sur son site, lequel est déclaré sacer. Carthage n’existe plus comme entité politique, mais longtemps perdurent des aspects de sa civilisation, essaimés en Méditerranée : éléments religieux, artistiques et linguistiques, voire institutionnels en Afrique du Nord.

Géographie

Les sites occupés par les Phéniciens puis les Puniques, tournés vers la mer pour assurer la liaison avec les routes commerciales, devaient également garantir la sécurité des habitants en les protégeant d’un arrière-pays qui pouvait leur être hostile. Cette sécurité était naturellement assurée sur une île, comme à Gadès ou Motyé, mais également, bien que dans une moindre mesure, sur une presqu’île ou un espace entouré de collines rendant, en cas d’attaque, sa défense plus aisée. De ce point de vue, l’excellence du site de Carthage explique qu’il ait été vanté par plusieurs auteurs anciens[21], notamment Strabon qui comparaissait le site à un « navire à l’ancre ». Cependant, la qualité protectrice du site naturel ne pouvait suffire, ce qui impliquait qu’on la renforce par des aménagements supplémentaires, comme par exemple à Motyé : l’île fut ainsi ceinturée par une muraille, une chaussée permettant de rejoindre la terre ferme et de faciliter l’approvisionnement.

Carthage, la ville principale : caractères généraux

Vue du quartier Hannibal de Byrsa avec des murs en opus africanum datant du début du IIe siècle av. J.-C.Selon la légende[22], Carthage se serait développée à partir de la colline de Byrsa, citadelle et centre religieux, puis étendue dans la plaine côtière et sur les collines au nord, avec le faubourg de Mégara (aujourd’hui La Marsa) qui semble avoir été construit d’une manière plus anarchique que le reste de la ville ; il s’agit peut-être du faubourg le plus récent et celui-ci n’aurait donc pas eu le temps de se structurer. Car, à l’exception de Mégara, Carthage a été aménagée selon un plan assez ordonné, aux rues rectilignes, sauf sur les collines où l’urbanisation a tout de même été pensée. Globalement, la plaine était quadrillée par les rues, l’agora et les places faisant le lien avec les rues qui rayonnaient vers les collines. La cité était entourée d’épaisses murailles de blocs d’une pierre blanche qui la rendait lumineuse et visible de loin. Les fouilles du quartier dit de Magon ont permis d’étudier l’évolution des structures défensives et urbanistiques sur une longue durée[23]. La cité était donc conçue selon un plan qui suggère que les Grecs pourraient ne pas être exclusivement à l’origine des plans urbains rectilignes ordonnés sur deux axes, se croisant perpendiculairement en leur centre, communs à la plupart des cités du monde antique.

Le quartier dégagé sur la colline de Byrsa a été bâti selon un plan orthogonal, laissant apparaître l’aspect organisé de l’urbanisme. Les rues, pavées et droites mais faites de terre battue sur les collines, se recoupaient à angle droit[24]. Par pragmatisme, le relief est pris en compte dans les axes des rues qui changent, avec adjonction de volées d’escaliers ; de larges marches étaient aménagées là où le relief du terrain les rendait nécessaires.

Ses quartiers d’habitations étaient en partie édifiés au moyen d’une sorte de ciment mêlé à des tessons de céramiques, ce mélange étant utilisé pour le sol des pièces ou l’élévation des murs. Les maisons étaient pourvues de couloirs et des escaliers en bois permettaient de monter dans les étages. Les habitations étaient alimentées en eau par des citernes souterraines recueillant l’eau de pluie, à partir d’une cour centrale, grâce à des canalisations. Il n’y avait pas de réseau d’égouts mais des sortes de fosses septiques.

Parmi les principaux éléments de la cité figurent l’agora, les ports marchand et militaire, des boutiques et échoppes diverses, des entrepôts, des quartiers d’artisans en périphérie (comme celui des potiers), des places de marchés, des nécropoles (dont plusieurs situées entre les habitations et la plaine, et d’autres plus haut sur les collines) ainsi que des temples. Le tout était couronné par la citadelle centrale sur la colline de Byrsa, qui accueillait aussi les principaux temples, comme celui d’Eshmoun.

Carthage était une grande cité cosmopolite de l’Antiquité, où vivaient des Phéniciens et où se côtoyaient Grecs, Berbères d’Afrique du Nord, Ibères d’Espagne et autres peuples issus des territoires carthaginois d’outre-mer mais provenant aussi d’Afrique subsaharienne via les côtes de l’océan Atlantique ou les routes des oasis, routes reprises plus tard par les Romains. Les mariages mixtes n’y étaient pas rares, contribuant à développer une civilisation particulière.

Possessions : zone d’influence ou empire ?

Carthage et ses territoires sous son influence politique et commerciale vers 264 av. J.-C.À l’époque de sa plus grande expansion territoriale, en 264 av. J.-C., l’aire d’influence de Carthage était constituée de la majeure partie de la Méditerranée occidentale par le biais de ses comptoirs en Afrique du Nord (dont l’ouest de la Libye et au moins une partie de la côte maurétanienne), en Sicile, en Sardaigne, aux îles Baléares et en Hispanie, sans compter de petites îles comme Malte, les îles Éoliennes et les îles Pélages, mais aussi par le contrôle qu’elle exerçait sur d’anciens établissements phéniciens tels que Lixus (près de Tanger au Maroc), Mogador (actuelle Essaouira sur la côte atlantique du Maroc), Gadès (actuelle Cadix en Andalousie) et Utique. Parmi les grandes cités puniques figurent, outre la capitale Carthage, Hadrumète, Ruspina, Carthagène ou encore Hippone.

Gadès et Utique (sur le territoire de l’actuelle Tunisie) furent fondées par les Phéniciens entre le XIIe et le Xe siècle av. J.-C.. Carthage a pour sa part été fondée sur une presqu’île entourée de lagunes au nord-est de l’actuelle Tunis. Au sommet de sa gloire, la cité compte 700 000 habitants si l’on en croit Strabon, un géographe grec du IIe siècle av. J.-C.

Même si le type de liens entre Carthage et les diverses composantes de ses possessions nous échappe très largement, la métropole se chargeant sans doute des relations diplomatiques et du commerce, Sabatino Moscati a pu considérer l’« incapacité [de Carthage] à créer un empire solide et structuré » comme une cause de sa défaite finale[25].

L’espace public s’organisait autour de l’agora : centre de la cité, la place était bordée par la bâtisse du Sénat et également par des bâtiments aux fonctions religieuses. L’agora de Carthage, même si sa localisation est à peu près connue, n’a pas fait l’objet de reconnaissances archéologiques.

L’emplacement des sites utilisés par les Puniques nécessitait la mise en place de structures, ports et cothons. Même si les bateaux durent être seulement à l’abri dans des anses ou dans des sites naturels privilégiés, comme le stagnum de Motyé, au début de leur histoire, il est vite apparu indispensable de créer des structures artificielles appelées « cothon »[28]. On retrouve ce type de port artificiel à Rachgoun, Motyé ou Sulcis[29] voire à Mahdia, même si cette dernière attribution est discutée[30].


Cothon de Motyé (avant 397 av. J.-C.)Dans le cas de Carthage, les installations — du moins dans leur état final car la question de la localisation des ports primitifs de Carthage n’est toujours pas réglée — sont très élaborées et décrites par un texte célèbre d’Appien[31]. La phase finale de la construction eut vraisemblablement lieu dans la première moitié du IIe siècle av. J.-C., avec un port marchand doublé d’un port circulaire possédant un îlot (dit de l’amirauté) permettant la sécurité de la flotte de guerre, ainsi qu’une discrétion limitant les risques d’espionnage[32].

La fouille de ces structures lors de la campagne internationale de Carthage a confirmé certaines données des textes, en particulier le nombre de 220 navires[33] pouvant y être abrités semblant désormais vraisemblable, à quelques dizaines d’unités près. L’hivernage y était assuré par des cales de radoub installées sur l’îlot et autour du port militaire à la fin de la période de domination carthaginoise[34]. Sur les pourtours du port de commerce se situait par ailleurs une zone d’entrepôts[35], voire d’ateliers d’artisans

La place de l’espace sacré dans la civilisation carthaginoise est liée à la topographie urbaine, même si l’archéologie a parfois mis en évidence l’absence de règles dans le positionnement des lieux affectés à cet usage. On en a en effet retrouvé tant dans les centres urbains ou acropoles que dans les périphéries, si ce n’est même dans les zones rurales. La localisation des lieux de culte est dépendante de la croissance des cités, qui reste une inconnue pour une très large part, leur position dans la cité ayant pu de ce fait évoluer.

Certains sont connus par les sources littéraires, ainsi le temple d’Eshmoun, le plus grand sanctuaire de Carthage, qui était situé selon Appien en haut de l’acropole, à laquelle on a identifié la colline Saint-Louis, rebaptisée Byrsa. Cependant, le sommet totalement arasé à l’époque romaine a entraîné la perte de l’ensemble de ses vestiges[36]. Le temple de Melqart à Gadès fut quant à lui très longtemps réputé, jusqu’à l’époque romaine. Le sanctuaire d’Astarté à Tas Silg, à Malte, succédant à un espace cultuel indigène, fut également célèbre.

Les fouilles de Carthage ont permis par ailleurs de dégager des espaces cultuels plus modestes, aux abords de l’actuelle gare du TGM de Salammbô à Carthage, mais aussi en bordure du village de Sidi Bou Saïd. Il semblerait aussi que la campagne internationale de l’Unesco ait retrouvé le temple dit d’Apollon à la lisière de l’espace utilisé par l’agora, auquel il faudrait associer nombre de stèles découvertes dans les environs au XIXe siècle et attribuées au tophet[37]. Le sanctuaire rural de Thinissut (actuelle Bir Bou Regba), quoique daté du début de l’Empire romain, possède tous les caractères des sanctuaires orientaux, tant par son ensemble de cours juxtaposées que par son mobilier de statues de terre cuite, dont la représentation de Ba'al Hammon[38].

Le tophet est une structure que l’on retrouve sur de nombreux sites de Méditerranée occidentale et situé à l’écart de la cité, voire dans un lieu insalubre, dans le cas de Carthage. L’aire se présente comme un espace occupé peu à peu par des dépositions d’urnes et de stèles, et que l’on recouvre de terre afin de continuer à l’utiliser[39]. L’étude de la structure a entraîné depuis les origines un débat très virulent, qui persiste encore, les fouilles ne parvenant pas à mettre un terme aux polémiques issues de certaines sources classiques. Selon certains auteurs, on aurait là un sanctuaire et un cimetière.

Architecture funéraire

L’architecture funéraire est le premier élément à avoir été étudié dès la fin du XIXe siècle, en particulier à Carthage, les exhumations donnant lieu à de véritables cérémonies mondaines[42]. La localisation en arc de cercle de ces nécropoles[43] a permis de circonscrire la cité punique et d’examiner les variations de son périmètre.

Les archéologues ont remarqué une certaine typologie des tombes, généralement creusées dans la roche et non construites, soit selon un type de tombe à puits simple avec cercueil au fond ou à étage, ou bien comprenant un escalier menant à un puits. Le mode de l’inhumation prédomine largement, sauf à certaines périodes comme l’a montré la fouille de la nécropole punique de Puig des Molins.

Le mobilier et la décoration de ces sépultures sont stéréotypés : poteries, talismans, bijoux, pierres, usage de l’ocre rouge (symbole du sang et donc de la vie), œufs d’autruche peints (symbole de la renaissance) ou encore miniatures de mobilier en argile. Le cercueil est souvent enduit de plâtre. Un sarcophage de bois, dans un état exceptionnel de conservation, a été découvert à Kerkouane mais cet exemple reste unique à ce jour. Diverses tombes ont été ornées de décorations peintes, ainsi celles des tombes du Djebel Mlezza au cap Bon, qui ont pu apparaître comme symbolisant la croyance punique en un au-delà, l’âme du défunt effectuant une sorte de voyage : selon François Decret, « pour ce peuple de marins, la Cité céleste était le dernier port où aborder »[44].