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Les bavarois

Publié le 18/01/2011 à 01:58 par aerokrif Tags : mort
Origine

Les Bavarois sont un peuple germain dont l’origine est fort obscure. Ce peuple se distingue par le fait qu’il s’installa très tardivement en Germanie, entre 488 et 539 dans la région située entre l’Iller et l’Enns, ce qui lui permit de contrôler toute la rive droite du Danube. Il est probable qu’ils remplirent le vide laissé par la migration lombarde qui se dirigeait alors vers la Pannonie. Si en 551, les sources romaines les signalent pour la première fois lorsqu’ils franchirent le limes, ils ont surtout la particularité de n’avoir plus désiré quitter leur aire d’implantation, à l’inverse des autres peuples barbares, ni de mener une quelconque politique expansionniste ou de pillage. Il est cependant certain que leur habitat s’étendit progressivement puisqu’en 565, ils atteignirent la vallée de Lech, établirent une frontière commune avec les Alamans à l’Ouest et s’étendirent vers le fleuve Enns en 600. Toutefois, cette lente progression n’eut aucun caractère militaire et fut le fait d’une pacifique installation. Une autre caractéristique provient de la rapide organisation étatique qu’ils se donnèrent sous la direction des ducs de la dynastie des Agilofingiens qui cimenta ce peuple déjà fort homogène.

Le Duché de Bavière

Mais les Bavarois furent soumis en 555 par Clotaire Ier qui écrasa leur duc Gardald - ou Garibald -. Néanmoins, le duché qui y fut érigé garda une très large indépendance tout en demeurant fidèle aux mérovingiens puisqu’il n’y eut pas de grandes révoltes à l’inverse des Alamans. Cependant, un revirement progressif lié au déclin mérovingien se fit jour sous le duc Théodon (mort en 717) qui organisa l’église non pas selon le modèle franc mais sur celui de Rome tout en développant d’étroite relation avec les Lombards. Ces prémisses de détachement furent suffisamment inquiétant pour inciter Charles Martel à diriger deux campagnes militaires, en 725 et 728, et à rétablir l’autorité franque. De plus, une crise de succession du duché en 736 permet au maire de palais franc d’imposer comme duc Odilon en 737 et d’affermir ainsi la domination mérovingienne. Toutefois, Odilon choisit de soutenir Griffon contre Pépin le bref et Carloman, et souleva la Bavière contre les Francs mais la victoire de ces derniers mit fin à toutes velléités d’indépendance et la Bavière perdit son autonomie.

Tassillon III et Charlemagne

Lorsque le duc Odilon mourut en 749, Pépin installa à la tête de ce duché son neveu, qui était également le propre fils d’Odilon, Tassilon III. La jeunesse du nouveau duc permit à Pépin d’y exercer sa tutelle jusqu’en 757. Le rapprochement de la Papauté envers le premier roi carolingien et la conquête du royaume Lombard par Charlemagne privèrent le duc Tassilon III des deux alliés traditionnels de la Bavière. C’est pourquoi Tassilon III, désireux de rétablir l’indépendance de son duché oeuvra pour développer son duché afin qu’il puisse devenir suffisamment puissant pour résister aux Francs. Il s’attacha ainsi à améliorer et compléter le code législatif bavarois tout en favorisant le développement de monastères qui lui offraient un soutien inappréciable. Se sentant suffisamment puissant, il rompit brutalement en 787 en refusant de répondre à une convocation de Charlemagne. Ce dernier envahit aussitôt le duché et contraignit Tassilon III de se soumettre à Lechfeld. Ne disposant d’aucun allié, le duc de Bavière se tourne alors vers les terribles Avars et, après avoir noué une alliance avec eux, se révolta en 788. Mais Charlemagne le fit prisonnier et, à la l’assemblée judiciaire d’Ingelheim, le déposa de ses titres avant de le condamner à mort. Ayant commué en détention perpétuelle à l’abbaye de Jumièges, Charlemagne entreprit par la suite d’écraser les Avars avant de placer la Bavière sous l’administration directe des francs. L’autonomie bavaroise avait vécu.

Les thuringiens

Publié le 18/01/2011 à 01:51 par aerokrif Tags : fille mort
Les thuringiens

Certaines tribus, notamment des Angles et des Warnes se regroupèrent au IVe siècle pour former la ligue des Thuringiens. Établis entre l’Elbe et le Main au début du Ve siècle, ils furent soumis au protectorat des Huns avant de créer un éphémère royaume en Germanie intérieure, une fois émancipés de la domination de ces derniers (ap. 453) ; se heurtant aux Francs au début du VIe siècle, ils disparurent en tant que nation avant la fin du VIIe siècle.

Leur roi Bisin développa des relations diplomatiques avec les Lombards et surtout les Ostrogoths puisque le fils de Bisin, Hermenfrid (ou Hermanfried), épousa une fille de Théodoric, Amalaberge. Or, le frère d’Hermanafrid, Baderic, désireux de s’emparer du pouvoir, fit appel à Thierry Ier qui écrasa les Thuringiens en 529 puis organisa une seconde expédition en 531 où Herminafrid trouva la mort. Théodebert Ier annexa alors leurs territoires et créa le duché de Thuringe allant de l’Elbe jusqu’à la Saale.

Toutefois, cette annexion demeura provisoire et les Thuringiens gardèrent une très grande indépendance, bien que nominalement sous la domination franque. Ainsi, les Francs se contentèrent d’un protectorat plus ou moins accentué sur cette région. De nombreuses révoltes s’enflammèrent contre la domination franque sous le règne de Clotaire Ier, Childebert II, puis sous Dagobert Ier. Ce dernier installa alors le duc Radulf. Cependant, en 640, Radulf se rebella et vainquit les Francs avant de proclamer son indépendance en 641. Après avoir vaincu le maire du Palais Grimoald et le roi Sigebert II, il repoussa les Wendes avant de se proclamer roi. Son successeur Hétant puis son fils Gozbert maintinrent l’indépendance du nouveau royaume jusqu’au règne d’Hétant II. Finalement, Charles Martel rétablit la domination franque en anéantissant le royaume Thuringien.

Les thuringiens

Publié le 18/01/2011 à 01:43 par aerokrif Tags : mort fille histoire image blog femme chez france article femmes soi livre texte
Les thuringiens

Certaines tribus, notamment des Angles et des Warnes se regroupèrent au IVe siècle pour former la ligue des Thuringiens. Établis entre l’Elbe et le Main au début du Ve siècle, ils furent soumis au protectorat des Huns avant de créer un éphémère royaume en Germanie intérieure, une fois émancipés de la domination de ces derniers (ap. 453) ; se heurtant aux Francs au début du VIe siècle, ils disparurent en tant que nation avant la fin du VIIe siècle.

Leur roi Bisin développa des relations diplomatiques avec les Lombards et surtout les Ostrogoths puisque le fils de Bisin, Hermenfrid (ou Hermanfried), épousa une fille de Théodoric, Amalaberge. Or, le frère d’Hermanafrid, Baderic, désireux de s’emparer du pouvoir, fit appel à Thierry Ier qui écrasa les Thuringiens en 529 puis organisa une seconde expédition en 531 où Herminafrid trouva la mort. Théodebert Ier annexa alors leurs territoires et créa le duché de Thuringe allant de l’Elbe jusqu’à la Saale.

Toutefois, cette annexion demeura provisoire et les Thuringiens gardèrent une très grande indépendance, bien que nominalement sous la domination franque. Ainsi, les Francs se contentèrent d’un protectorat plus ou moins accentué sur cette région. De nombreuses révoltes s’enflammèrent contre la domination franque sous le règne de Clotaire Ier, Childebert II, puis sous Dagobert Ier. Ce dernier installa alors le duc Radulf. Cependant, en 640, Radulf se rebella et vainquit les Francs avant de proclamer son indépendance en 641. Après avoir vaincu le maire du Palais Grimoald et le roi Sigebert II, il repoussa les Wendes avant de se proclamer roi. Son successeur Hétant puis son fils Gozbert maintinrent l’indépendance du nouveau royaume jusqu’au règne d’Hétant II. Finalement, Charles Martel rétablit la domination franque en anéantissant le royaume Thuringien.

Dans un livre écrit en 1948, La naissance de la France, Ferdinand Lot écrit : « Le grand ennemi, haï des Francs, depuis longtemps, c'est le Thuringien. Descendants des Hermondures, dont ils retiennent la fin du nom (Durii). Refoulés par les Slaves (Souabes et Moraves), qui s'emparent du cours oriental de l'Elbe et du cours de la Saale, les Thuringiens étaient établis entre le Thüringerwald et la Werra, la Mülde, l'Elbe occidental, l'Ohre, l'Oker, le Kaufungerwald et le Seulingswald. Du côté du Sud, ils pressaient fort les Alamans menaçant Passau et Lorsch. » Ce grand historien est toutefois un digne représentant de l'histoire de la Troisième République. Né en 1866, mort en 1952, il est un digne héritier de l'école historique à la Lavisse. Il ne s'attarde que sur la seconde guerre de Thuringe – celle de 528 – et prend comme source uniquement Grégoire de Tours. C'est du reste ce que je fais ici en analysant succinctement le premier épisode de la guerre, c'est-à-dire les causes de la seconde en quelque sorte.

 

§-§ Le récit des faits §-§

 

Le grand roi Clovis est mort depuis cinq années déjà. Son fils aîné, Théodoric, occupe les terres du Nord et de l'Est. Il est frontalier du royaume des Thuringiens. Un peuple divisé alors en trois royaumes. En leur sein, comme chez les Francs, une certaine jalousie naît entre eux. Hermanfried attaque et tue son frère Berthaire. Celui-ci laisse une fille, Radegonde, et plusieurs fils. Grégoire de Tours nous raconte l'ambition de la reine Amalaberge, « femme méchante et cruelle ». D'après lui, elle serait à l'origine de la guerre civile qui à éclaté en Thuringe. En tout cas, poussé par les arguments de sa femme, Hermanfried chercha à s'emparer du royaume de son dernier frère, Badéric. Seul, il n'était pas assez fort. Il fit donc appel au roi voisin, c'est-à-dire Théodoric, en lui promettant la moitié de la Thuringe. Badéric est facilement vaincu et meurt dans le combat. Hermanfried prend possession du royaume de son frère et, raconte Grégoire de Tours, il « négligea d'accomplir ce qu'il avait promis au roi Théodoric, de sorte qu'il s'éleva entre eux une grande inimitié ».

 

§-§ La reine Amalaberge §-§

 

Comment analyser l'influence de la reine Amalaberge sur son époux ? Faut-il y voir de la part de Grégoire de Tours une certaine misogynie ? Je ne crois pas. Le portrait qu'il brosse de la reine Clotilde, la femme de Clovis, est flatteur malgré le meurtre de ces petit-fils. En fait, les femmes ont une réelle influence dans la vie politique de plusieurs royaumes. Souvent, elle ne règne pas de façon officielle, mais assure des régence plus ou moins longue. Parfois, elles obtiennent une place sur la scène politique en cherchant à être les épouses des puissants rois de l'époque. Ainsi, il ne faut point être surpris de voir une femme être mis en cause comme étant à l'origine d'une guerre civile. Amalaberge, « femme méchante et cruelle », est en fait une ambitieuse et elle se sert de son mari pour devenir la reine de tous les Thuringiens. Folie, que diantre ! D'ailleurs, il ne faut point se méprendre sur les rôles. Lorsque Grégoire de Tours écrit : « Un jour son mari, se rendant au banquet, trouva seulement la moitié de la table couverte. » Il est évident que la femme est avant tout celle qui gère la maisonnée. La reine devait certainement gérer la domesticité du palais, faisant préparer le repas et la table de son époux.

 

§-§ Les relations diplomatiques §-§

 

Les relations diplomatiques de l'époque sont relativement simple à comprendre. Grégoire de Tours donne plusieurs indices dans son texte : «[il] envoya secrètement des messagers » ; « ils s'allièrent en se donnant mutuellement leur foi » ; « oubliant sa foi ». Pendant longtemps, les chroniqueurs et les historiens ont véhiculés une image pour le moins négative de cette période. Archaïque étaient ces temps barbares. Seulement, les choses sont un tout petit peu moins simple que cela. En effet, ont note là une certaine logique. Pour Grégoire de Tours cela semble aller de soi. Les accords secrets étaient choses courantes. On note le même processus dans le cas de la guerre contre les Burgondes en 500. La diplomatie d'alors n'a pas beaucoup changé non plus de celle que l'on observe lors de la guerre contre les Huns en 451. Bref, les rapports entre les grands ce font sur des modalités propre au Ve siècle. Toutefois, certaine chose sont à noter. Sont-ce là les balbutiements de la vassalité ? Je ne pense pas puisque nous parlons de rapports entre rois. En fait, il semble qu'un pas a été franchi. Les banquets ne sont plus les seuls garanties d'un accord. La partie qui veut l'aide d'une autre envoie une ambassade promettre un butin ou des terres. L'autre partie accepte ou refuse. En acceptant, Théodoric doit amener son armée. Hermanfried, en refusant d'honorer sa promesse, ce fait un ennemi. Grégoire de Tours le dit : « il s'éleva entre eux une grande inimitié ».

les skires

Publié le 18/01/2011 à 01:33 par aerokrif Tags : histoire mort mer
les skires

es Skires forment un peuple germanique connu par les romains dès le III°s avant notre ère. Ces derniers les situaient sur le pourtour de la mer Noire. En fait, ils arrivèrent à l’embouchure du Danube vers 230 av. J-C. en compagnie des Galates, une tribu gauloise, selon un itinéraire passant par l’isthme mer Baltique-mer Noire. S’établissant dans la région des Carpates et sur le cours moyen du Danube, ils devinrent de véritables ennemis du royaume grec de Macédoine puis de la république romaine. Cependant, le passage des Goths à travers leur aire d’installation au cours du III°s apr. J-C. incita les Skires à les suivre dans leur migration. Mais s’ils demeurèrent totalement indépendants vis-à-vis des autres peuples barbares et de Rome, ils se distinguèrent avec éclat grâce à l’action d’Odoacre

Fils du roi Edicca tué en 469 par le roi Ostrogoth Thiudimer, Odoacre était un prince barbare parfaitement romanisé puisque à l’instar de son frère aîné Hunwulf qui fit une brillante carrière dans l’administration romaine d’Orient, Odoacre se mit au service de l’empereur d’Occident Anthémius en tant que officier des gardes du corps de l’empereur. Mais il trahit néanmoins ce dernier en se tournant vers son adversaire le maître des milices Ricimer. La puissance de Ricimer semblait alors sans égale puisqu’il plaça sur le trône puis défit successivement deux empereurs à savoir Olybrius en 472 et Glycérus en 473. Mais Ricimer chuta pourtant lors de l’avènement de l’empereur Népos en 474 qui l’exila pour le remplacer par Oreste. Ce dernier parvint par la suite à placer sur le trône impérial son propre fils, Romulus Augustule. Ayant perdu son principal protecteur, Odoacre se révolta en 476 contre Oreste en acceptant de se faire proclamer roi à Pavie par les troupes de mercenaires barbares stationnés en Italie. Après avoir vaincu et tué Oreste, il déposa le fils d’Oreste qui entra dans l’histoire en devenant le dernier empereur romain d’Occident.

Mais les contemporains n’eurent pas conscience de la mort de l’empire d’Occident, bien au contraire. Le fait qu’il ne se proclama pas empereur et surtout qu’il laissa le trône vacant impliquait en théorie la réunification de l’Empire sous le diadème de l’empereur d’Orient Zénon. La réelle révolution provenait du fait que pour la première fois dans toute la longue histoire de Rome, un barbare exerçait la plénitude du pouvoir romain bien qu’il dédaigna le titre impérial au profit de celui de Régent.

Si le rôle joué par Odoacre fut déterminant et se répercuta dans l’ensemble de l’Empire, il se distingue surtout dans sa volonté de consolider l’Empire d’Occident en conciliant les romains, l’armée, le pouvoir impérial et les barbares, mettant ainsi fin à la longue crise institutionnelle de l’empire romain. Reconnut en tant que Régent par le Sénat de Rome et par l’empereur Zénon, Odoacre s’employa à panser les plaies de l’Italie en lui apportant une paix salvatrice et bienfaitrice tant interne qu’externe. Afin d’écarter de la péninsule italienne toute menace, il céda les provinces qu’il ne pouvait défendre : la Provence et la Tarraconaise en 477 qu’il donna aux Wisigoths, et la Norique en 488. En revanche, il écrasa les alliés des Goths, les Ruges, durant la bataille de Vienne en 487 afin de demeurer le maître de la péninsule italienne. Par sa triple position de Régent officiellement reconnu et légitimé par Zénon, de Roi des Skires et de chefs des armées barbares comprenant des Hérules, Odoacre se conciliait à la fois les romains et les barbares et maintenait la paix intérieure.

Malheureusement, son œuvre ne résista pas de son vivant. Lorsque l’empereur Zénon envoya les Ostrogoths de Théodoric Ier contre Odoacre en 487, ce dernier lutta farouchement après avoir proclamer son fils Théla empereur. Il dut finalement s’incliner en 493 après avoir longtemps résisté durant le siège de Ravenne. Ayant conclu un accord avec Théodoric Ier qui prévoyait de régner en commun, il se rendit à ce dernier qui l’exécuta par surprise ainsi que toute sa famille. Le peuple Skire ne résista pas à cette défaite et disparut avec leur roi.

Huaxtèques

Publié le 24/09/2010 à 15:46 par aerokrif
Huaxtèques
Les Huaxtèques (prononcer le «x» «ch», également connus sous le nom de Huastèques, (de l'espagnol « huasteca ») constituent un peuple autochtone du Mexique, historiquement originaire de l’État d’ Hidalgo, de l’état de Veracruz, de San Luis Potosí et de l’état de Tamaulipas dont l’essentiel de la population est concentrée le long du cours du río Pánuco et le long de la côte du golfe du Mexique. Les Huaxtèques se désignent eux même sous le terme de Teenek. (également orthographié Tenek ou Tenec); le nom huaxtèque proviendrait du nahuatl « cuexteca » signifiant « les gens du cuir ».

Il existe aujourd’hui environ 66.000 locuteurs de la langue huaxtèque, dont les deux tiers sont concentrés dans l’État de San Luis Potosí et un tiers dans celui de Veracruz (INAH, p. 56), cependant leur population était probablement beaucoup plus importante, de l’ordre d’un demi-million, quand les Espagnols sont arrivés en 1529. [1]

L'ancienne civilisation huaxtèque est l'une des civilisations précolombiennes de Mésoamérique. À en juger par la datation des vestiges archéologiques, on estime que leur culture est apparue aux environs du 10e siècle avant notre ère, bien que l’on considère généralement que la période la plus productive de leur civilisation est l’ère postclassique située entre la chute de Teotihuacan et la montée de l'Empire aztèque. Les Huaxtèques de l’ère précolombienne ont construit des temples sur les pyramides méso-américaines, réalisé des sculptures et produits des poteries finement décorées. Les Huaxtèques possédaient la caractéristique inhabituelle d’être l'une des rares cultures qui avait atteint la civilisation et construit des cités, mais ne portait pas habituellement de vêtements. Ils étaient admirés pour leurs qualités de musiciens par d'autres peuples de Mésoamérique.

Vers 1450, les Huaxtèques ont été vaincus par les armées aztèques sous les ordres de Moctezuma Ier; à partir de cette date les Huaxtèques ont payé tribut à l'empire aztèque, mais conservé dans une large mesure leur autonomie.

Les Huaxtèques ont été conquis par les espagnols entre 1519 et 1530. Avec la conversion forcée à la religion catholique, ils ont été contraints de porter des vêtements.

La première description grammaticale et lexicale de la langue huaxtèque accessible aux Européens a été réalisée par le Frère Andrés de Olmos, qui a aussi écrit la première grammaire du nahuatl et du totonaque.

Les études de l’évolution de la langue, en particulier sur le plan des statistiques lexicales (c'est-à-dire le changement de forme des mots ou leur remplacement par des synonymes empruntés à d’autres langues), ont permis aux linguistes d'estimer le moment où plusieurs groupes de langues ont divergé de leur langue ancestrale commune. La procédure repose sur l'hypothèse que l’évolution des langues, en l'absence de généralisation de l'écriture, se produit à un rythme plus ou moins constant.

De toutes les langues descendant du proto-maya, la langue proto-huaxtèque a été la première à diverger du maya proprement dit. La seconde divergence, dans la branche principale non-huaxtèque, s’est produite entre la langue proto-yucatèque, aujourd'hui parlée dans la péninsule du Yucatán, et l’ancêtre de toutes les autres langues mayas. La seule autre langue, en dehors du huaxtèque, issue du proto-huastèque était le chicomuceltèque (également appelé Cotoque), une langue parlée autrefois au Chiapas près de Comitán, mais, aujourd'hui disparue.

Les linguistes ont estimé que le dialecte à l’origine de la langue huaxtèque aurait divergé du proto-maya entre 2200 et 1200 avant notre ère. Le linguiste Morris Swadesh propose la dernière date comme la limite possible pour cette divergence, et cite l’exemple du mot huastèque/Chicomuceltèque inik (homme) par opposition au mot équivalent dans les autres langues mayas Winik comme étant un changement caractéristique .[2] McQuown suggère 1500 avant J.-C., Manrique Castaneda 1800 et Dahlin 2100 avant J.-C. comme les dates les plus probables pour la divergence. [3][4] La date proposée par Kaufman de 2200 avant J.-C. exigerait deux changements phonologique réguliers (sons) qui soient attestés dans toutes les langues mayas, "r" passant à "y" et "q" à "k", survenus de façon indépendantes après la divergence, entre la branche huastèque / Chicomuceltèque et la branche de toutes les autres langues mayas. [5]

Les travaux de Robertson sur les affixes des verbes dans les langues mayas impliquent que les Huaxtèques ont été en contact avec la branche proto-tzeltal du maya. En proto-maya, l’absolutif peut être marqué par un préfixe ou un suffixe, en fonction de la présence d'un temps / Aspect grammatical marqueur. Cette fonctionnalité a été retenue dans la langue Q'anjob'al (une langue maya, parlée dans les montagnes de Cuchumatanes au Guatemala), mais a été perdu dans d'autres branches. (le yucatèque utilise toujours un suffixe pour l’absolutif, tandis que la langue K'iche' utilise toujours un préfixe.) Le huaxtèque semble avoir été influencé par le proto-tzeltal, comme en témoignent des innovations telles que la préposition ta, utilisée avec un verbe à la troisième personne (Robertson, p. 307). Si, comme cela semble probable, la divergence huaxtèque-maya s'est produite aux alentours de 2000 avant notre ère, les Huastèques n'ont probablement pas dû voyager loin de la frontière du Guatemala et du Chiapas jusqu'après 1100 avant notre ère, approximativement, date à laquelle les proto-Tzeltalans ont constitué une branche distincte
La région de la Huasteca au Mexique s'étend des plages calcaires à l'est de la Sierra Madre orientale, par la plaine côtière et les collines d’Otontepec jusqu’à la côte du golfe du Mexique, dans le nord de l’État de Veracruz à l'est de l’État de San Luis Potosí, et (selon certaines définitions) au sud de l’État de Tamaulipas. Au moins trois langues autochtones sont parlées aujourd'hui dans certaines parties de la région : le Nahuatl (langue uto-aztèque), parlé surtout à Veracruz, mais aussi à San Luis Potosí, le pame (une langue oto-mangue), parlé dans les collines des régions proches de San Luis Potosí et de Querétaro Arteaga et le huastèque (une langue maya), parlée dans l’État de San Luis Potosi et au nord de Veracruz, et auparavant au Tamaulipas. Certains incluent une région de langue totonaque, dans le centre et le nord de l’état de Veracruz, comme faisant partie de la Huasteca. La région huastèque était connue des Aztèques (ancêtres des locuteurs du nahuatl d'aujourd'hui, qui sont arrivés dans la Huasteca aux environs de 1450) pour sa fertilité et sa richesse [6], et incluait les parties les plus au nord de la forêt tropicale humide d’Amérique, ainsi que des forêts d’altitude.

Les Huaxtèques sont arrivés dans la Huasteca entre 1500 [7] et 900 [8] avant notre ère. La preuve linguistique est corroborée par les découvertes archéologiques. En 1954, Richard Stockton MacNeish a trouvé des céramiques et des figurines du Préclassique moyen, appelé "Pavon de Panuco" dans les sites de la rivière Panuco de la Huasteca, qui ressemblent à des objets de l’époque préclassique provenant d’Uaxactun, un site maya de la région de Petén. [9] La date plus reculée de 1100 avant notre ère pour l’arrivée des Huaxtèques à l’emplacement qu’ils occupent actuellement semble plus probable, car ils ne sont probablement pas arrivés au centre et au nord de l’état de Veracruz sur le site de Santa Luisa avant 1200 avant notre ère, la phase de la fin de la première période formative connue localement sous le nom de “phase Ojite“ .[10]Les artefacts de la période comprennent des manos et metates en basalte semblables à ceux de Panuco. [11](Les Huaxtèques sont restés à Santa Luisa, à l'est de Papantla près de la côte du Golfe, jusqu'à y être supplantés ou absorbés par les Totonaques, vers l'an 1000).

Un lien a été découvert entre les traditions iconographiques du complexe de “yoke-palm-axe” de Jaina dans la région côtière de l’État du Campeche et la Huasteca (et entre les deux, à Aparicio, dans l’Etat de Veracruz), en liaison avec le jeu de balle mésoaméricain, la pratique de la décapitation et de la mutilation des dents [12], mais cela est peut-être la conséquence de relations commerciales côtières survenues après l’installation des Huaxtèques dans la Huasteca.

Le proto-maya, l'ancêtre commun de toutes les langues mayas, a probablement été parlé dans le centre-ouest du Guatemala, dans les forêts de pins et de chênes des hautes terres de la chaîne de montagnes des Cuchumatanes : au nord de la Motagua et du Río Grijalva, dans des forêts d’altitude, et plus bas dans les plaines à la lisière des forêts tropicales près de l’Ixcán et de la Chixoy, et des cours d'eau qui se jettent dans le Río Usumacinta. [13] Les preuves que cette région était le "cœur du pays" maya est sa proximité avec l’épicentre de la diversité linguistique actuelle au sein du phylum des langues mayas (et donc nécessitant un nombre minimum de déplacements pour mettre en place les langues à leur emplacement actuel), le fait que le proto-maya comporte des mots désignant la flore et la faune des montagnes et des plaines, et l'idée (discutable) selon laquelle il est plus facile pour un groupe de personnes de se déplacer d'une région montagneuse à une plaine que l'inverse. [14]Les preuves archéologiques ne sont pas toutes en faveur de cette conclusion: il existe une tradition ininterrompue des céramiques venant de Loltun Cave dans le Yucatan, ainsi que de Cuello au Belize, qui suggèrent que d'autres régions pourraient être le territoire d’origine des Mayas. [15]


Fig. 1. Itinéraires approximatifs et dates d’installation des groupes proto-huastèques et d'autres groupes de langue mayaQue la divergence des proto-Huastèques du reste des Mayas se soit produite en 2200 ou en 1200 avant notre ère, la séparation s'est produite au moins un millénaire avant l'avènement de la culture maya classique. Il n'est donc pas surprenant que le mot “écrire“ soit différent dans la langue proto-huaxtèque (θuc-) et dans la branche des autre langues mayas (c’ib) .[16]

Si l'on considère 2000 avant notre ère comme une date raisonnable pour la divergence huaxtèque / maya, et les versants de la chaîne des Cuchumatanes comme un lieu d’origine plausible pour les locuteurs du proto-maya, il semble probable que la scission a eu lieu après que ces locuteurs de proto-maya (ou une partie d'entre eux) aient commencé à migrer vers le nord, probablement le long du Río Usumacinta, et avant que les deux groupes issus de la scission aient commencé à se déplacer dans des directions opposées : les locuteurs du proto-huaxtèque se déplaçant vers le nord (et, aussitôt après, les proto-Chicomuceltèques vers l'ouest dans les montagnes du Chiapas), et les locuteurs du proto-Yucatec et d’autres langues mayas se propageant vers le nord-est (à l’origine notamment d’une branche qui est devenu le Chontal, dont beaucoup présument qu’elle était la langue dominante du cœur du pays maya classique du Peten du fait de la large diffusion de mots empruntés à cette langue, ainsi que de preuves hiéroglyphiques) (voir Fig. 1). Bien que nous n'ayons aucune preuve archéologique directe pour expliquer la répartition elle-même, on peut supposer du fait des preuves linguistiques que le contact a été rapidement coupé entre les deux groupes, malgré l'absence de particularité géographique qui les aurait automatiquement isolé les uns des autres.

La caractéristique émergeant alors, était probablement celle d’un groupe puissant sur le plan linguistique et culturel. Quel est le groupe qui occupait le fleuve Usumacinta et la plaine côtière du golfe (principalement dans l'État mexicain actuel de Tabasco) entre 2000 avant notre ère (lorsque les proto-Huastèques ont commencé leur voyage) et 1000 avant notre ère (époque à laquelle les proto-Yucatèques sont arrivés dans le Yucatan, et les Chicomuceltèques se sont isolés des Huaxtèques [17], et les Huaxtèques sont arrivés au centre de l’état de Veracruz)? La plupart des chercheurs avancent que cette région était habitée par des locuteurs du phylum Mixe-Zoque. Alors que les locuteurs des langues mixe-zoque sont aujourd'hui confinés aux montagnes du nord-est de l’État de l'Oaxaca, le long de l’axe de l’Isthme de Tehuantepec, et dans l'extrême ouest du Chiapas, il est probable qu'ils ont autrefois occupé toute la côte du Golfe, des plaines de l'isthme jusqu’à la montagne de Tuxtla - en d'autres termes, le cœur du pays olmèque, bientôt dominé par la civilisation olmèque de langue probablement mixe-zoque de 1400 à 500 avant notre ère. Un élément de preuve selon lequel les Olmèques parlaient une langue mixe-zoque provient des mots que le proto-huaxtèque a emprunté au proto-mixe-zoque en passant par les plaines du sud du golfe [18], par exemple, ciw, qui signifie “courges“.[19]


Réplique de l'image en bas-relief du métro Bellas Artes à Mexico. La légende indique : "STELA DE HUILOCINTLA - culture Huastèque - Fin de la période classique en Mésoamérique - Description: Réplique de Huilocintla, veracruz. Un animal léchant le sang de la bouche d’un prêtre qui se sacrifie. "Ainsi, il existe quelques raisons d'attribuer l'isolement linguistique des premiers Huaxtèques des locuteurs des autres langues mayas par rapport aux proto-Olmèques parlant une langue mixe-zoque, eux-mêmes récemment arrivés après la migration vers le nord depuis la région de Soconusco sur la côte du Pacifique à travers l'isthme de Tehuantepec. [20]Il existe des preuves beaucoup plus fortes que la poussée migratoire ultérieure des Huaxtèques jusqu'à la côte du Golfe est due à la présence active des premiers Olmèques (de 1400 à 1100 avant notre ère) à partir de San Lorenzo et des sites associés . Si cela est vrai, la plus grande partie de la distance que les Huaxtèques ont parcouru au cours de toute leur histoire, du Guatemala à la Huasteca, a été franchie en un siècle ou deux tout au plus : la partie comprise entre le cœur du pays olmèque de San Lorenzo, et les environs de San Luisa.

Les Huaxtèques et les Mayas du Yucatán ont été réunis, en un sens, au cours de la fin du XIXe siècle, quand les les saigneurs de Chicle et les bûcherons huaxtèques ont été transportés vers l'état de Campeche pour exploiter des forêts similaires, principalement employés par des sociétés américaines. Une ligne commerciale par bateau à vapeur s’est développée à la même époque, avec des produits comme le sel exporté de Campeche à Tuxpan (le port huaxtèque de la région), et des éléments tels que le sucre de Tuxpan à Campeche. [21

empire olmeque

Publié le 24/09/2010 à 15:40 par aerokrif
empire olmeque
Les Olmèques sont un ancien peuple précolombien de la Mésoamérique s'étant épanoui de 1200 av. J.-C. jusqu'à 500 av. J.-C. sur une vaste partie de la Mésoamérique. La civilisation olmèque, apparue au deuxième millénaire av. J.-C., se situait sur la côte du Golfe, dans le bassin de Mexico, et le long de la côte Pacifique (État du Guerrero, Oaxaca et Chiapas) jusqu’au sud du Costa Rica. Issu du terme nahuatl olmeca, qui signifie « les gens du pays du caoutchouc », ce mot est lié à la découverte de la première tête colossale olmèque en 1862. Le terme « olmèque » a été officialisé en 1942 par les olmécologues
Aujourd’hui, selon l’école française promue par Christine Niederberger et reprise notamment par Caterina Magni, la culture olmèque apparaît comme un ensemble multi-ethnique et pluri-linguistique qui s’étend à partir de 1200 avant J.-C. jusqu’à 500 avant J.-C. sur une vaste partie de la Méso-Amérique.

Les premières traces des futurs Olmèques remontent à environ 1800 avant J.-C. A cette époque, rien ou presque ne les distingue des autres groupes présents en Méso-Amérique, sur la Côte du Golfe, dans le bassin de Mexico et le long de la côte Pacifique, dans les États mexicains du Guerrero, Oaxaca et Chiapas. Au-delà des frontières mexicaines, on recense des vestiges olmèques au Guatemala et jusqu’au sud du Costa Rica.

Pourtant quelque chose se produit forcément à Veracruz, un élan culturel puisqu'au cours des 3 siècles suivants les Olmèques bâtissent et peuplent San Lorenzo, le plus ancien des grands établissements d'Amérique du Nord, qui couvre 7 km2. Autres sites que San Lorenzo et (Veracruz), La Venta (Tabasco), Chalcatzingo (Morelos), Teopantecuanitlán (Guerrero), et au Guatemala le site d’Abaj Takalik (ou Takalik Abaj).

De nombreux amateurs d’histoire mystérieuse ont cependant voulu attribuer à la civilisation olmèque des origines diverses[1]. Une littérature relativement importante existe à ce sujet, mais, pour les spécialistes des civilisations précolombiennes, l’origine indigène des Olmèques ne fait aucun doute.

Un des traits les plus marqués de l'art olmèque est l'omniprésence du jaguar. Il apparaît sous de nombreuses formes, plus ou moins anthropomorphisé ou stylisé, et l'ensemble de ses représentations semble constituer un système iconographique très complexe dont on retrouve de nombreux aspects dans l'iconographie mésoaméricaine des époque ultérieures, jusque chez les Aztèques. Mais ce que l'on sait de ce culte n'en est pas moins très réduit, et l'on ignore s'il s'agit d'un seul culte déployant de nombreuses manifestations et plusieurs niveaux d'interprétation, ou de plusieurs cultes axés sur divers aspects du jaguar. Premièrement, le jaguar est déjà vraisemblablement associé au monde chtonien, trait qui perdurera dans les autres cultures mésoaméricaines : en effet, l'entrée du monde tellurique est symbolisée par les mâchoires du jaguar hors desquelles poussent quatre plantes ; par ailleurs, sur un certain type de représentation du jaguar, ses sourcils sont formés par une sorte de croix de Saint-André, qui est chez les Mayas comme chez les Nahuas le symbole de la Terre et des quatre points cardinaux. Par ailleurs, les Aztèques vénéreront plus tard un dieu jaguar du nom de Tepeyollotl, "Cœur de Montagne". Ce lien avec le monde tellurique le rapproche aussi de l'obscurité et de la nuit, et donc du Soleil nocturne, le Soleil qui traverse nuitamment le monde souterrain : cette association est également caractéristique du culte du jaguar dans la Mésoamérique de toutes les époques ultérieures. Elle permet aussi une autre association, entre le jaguar et le feu aussi bien cosmique (du fait de son lien avec le Soleil) que chtonien (celui des volcans). Ce lien est corroboré par la récurrence dans l'iconographie de la torche, qui lui est souvent associée (à Tlacozotitlan par exemple), et des flammes qui forment parfois ses sourcils. De plus, dans certaines de ses représentations, il présente une curieuse fente en V au sommet du crâne et est souvent accroupi : ces deux caractéristiques tendent à le rapprocher du dieu du feu aztèque, Xiuhtecuhtli, qui porte une coiffe pareillement fendue, est souvent accroupi et possède des crocs de jaguar ; par ailleurs, Xiuhtecuhtli est aussi connu sous le nom de Nappatecutli, "le Seigneur des quatre directions", dont le symbole est la croix de Saint-André citée précédemment, ce qui renforce encore la filiation entre le jaguar, le feu et la Terre. Enfin, sa dimension prédatrice et nocturne le rapproche de la mort. Ainsi, le jaguar, du fait de ses liens avec le monde chtonien, le feu, la nuit, le soleil nocturne et la mort s'inscrit dans le système de la Dualité Terre-Ciel, Feu-Eau, Femme-Homme, Nuit-Jour, Neuf-Treize, Jaguar-Aigle, Mort-Vie, qui est un des principes fondamentaux de la pensée nahua et mésoaméricaine en général : ce principe existerait donc déjà à l'époque olmèque et serait aussi vieux que les civilisations mésoaméricaines même.

Deuxièmement, le jaguar est systématiquement représenté avec des commissures aux lèvres, comme un bébé en pleurs. Or le bébé est également un thème récurrent dans l'iconographie olmèque, et on en compte deux types de représentation : un dit "baby-face", où il est pleinement humain, chauve, dodu et asexué, souvent en position assise, et un autre dit des "bébés-jaguars", des hybrides de bébé et de félin, comme celui que tient le fameux seigneur de Las Limas ; ils ont la lèvre fortement retroussée, une fente en V, et semblent pleurer. Par ailleurs, le jaguar semble aussi lié à la fécondité : certains auteurs, comme Covarrubias, voient dans le jaguar olmèque une préfiguration de Tlaloc, le dieu de la pluie déjà vénéré à Teotihuacan. Cependant, ce lien demeure incertain, car la pluie dans le système de la Dualité est plutôt liée au monde céleste et diurne, et Tlaloc est rarement représenté avec les attributs du jaguar. Toutefois, le culte de Tlaloc était le seul chez les Aztèques (et peut-être chez les Nahua en général) à impliquer des sacrifices de bébés, de sexe indifférent et non sevrés, selon Sahagùn ; et le fait que les bébés pleurent était capital dans l'exécution du sacrifice, car les larmes sont liées à la pluie. En rapprochant ces données de ce que montre l'iconographie olmèque, on peut penser que les bébés constituaient un symbole de fertilité et l'offrande par excellence aux dieux de la pluie et de la fertilité, et que les bébés jaguars symbolisaient l'aspect fertile et aquatique du monde chtonien, que l'on retrouve chez les autres cultures mésoaméricaines. Le jaguar serait donc aussi associé à la fertilité. Troisièmement, l'homme félin récurrent dans l'art olmèque est peut-être une manifestation du Nahualli (Way en Maya), c'est-à-dire du double animal que possède tout être humain. À l'époque aztèque, le jaguar était un nahualli du plus haut rang, propre à une classe sociale particulière, celle des Guerriers-Jaguars, qui forme l'élite guerrière avec celle des Guerriers-Aigles, ou encore celle des prêtres de Tezcatlipoca, qui possède lui-même les attributs aztèques du jaguar. Il serait donc dès l'époque olmèque également un symbole du pouvoir. Le jaguar revêt donc de nombreux aspects, tous de grande importance ; certains y ont même vu le dieu central du panthéon olmèque. Il en est en tout cas la principale caractéristique. Si ses représentations sont beaucoup moins nombreuses dans les civilisations ultérieures, il n'en garde pas moins sa place primordiale dans la symbolique nahua, maya et mésoaméricaine en général[4].

Zapotèques

Publié le 24/09/2010 à 15:30 par aerokrif
Zapotèques
La civilisation zapotèque était une civilisation amérindienne précolombienne qui s'est épanouie dans la vallée d’Oaxaca au sud de la Mésoamérique et qui a développé une société de structure matriarcale. Des preuves archéologiques montrent que cette culture remonte au moins à 2500 ans. Elle a laissé des vestiges archéologiques dans la ville antique de Monte Albán sous forme de bâtiments, de jeux de balle, de tombeaux magnifiques et d’œuvres d’art, notamment des bijoux en or finement travaillés. Monte Albán a été l'une des premières grandes villes d’Amérique centrale et le centre d'un Etat zapotèque qui a dominé une grande partie de ce qui est devenu l'état actuel d’Oaxaca.
Les connaissances concernant les origines du peuple zapotèque sont vagues. Jusqu'à l'invasion espagnole, au XVIe siècle ils constituèrent le groupe le plus important de la vallée d' Oaxaca. (À l'époque de la conquête espagnole, la population des Zapotèques aurait été de trois cent mille à un million d’habitants). On estime qu'ils fondèrent de nombreux aspects de la culture méso-américaine en inventant la cité-État, le calcul en base 20, les rébus et un système de calendrier, toutes innovations qui furent parfois attribués aux Olmèques.


Les archéologues distinguent plusieurs phases dans la civilisation zapotèque à partir de l'occupation de leur centre historique de Monte Albán.

Période I : de 500 av. J.-C. à 200 av. J.-C. La population de Monte Albán atteint environ dix mille habitants avec des travaux de terrassement significatifs. L'accroissement serait consécutif à la domination des villages de la vallée d'Oaxaca.
Période II : de 200 av. J.-C. à 250 ap. J.-C. Les travaux de terrassements s'intensifient ce qui indiquerait des ressources plus importantes. C'est à cette période que les céramiques caractéristiques de cette culture apparaissent, avec une influence des Mayas. Le culte des morts se développe avec des sépultures complexes.
Période III : de 250 ap. J.-C. à 700 ap. J.-C. L'âge d'or de la civilisation zapotèque donne lieu à la construction des monuments encore présents sur le site actuel. La dynastie des Zaachila établit pourtant sa capitale à Téozpotlan alors que la société devient théocratique. Le dieu de la pluie, Pitao, est révéré sous quatre formes différentes. La cité de Mitla est fondée pendant cette période.
Période IV : de 700 ap. J.-C. à 1000 ap. J.-C. Le site de Monte Albán semble être progressivement abandonné en raison, c'est une hypothèse, de la rareté du bois et de l'épuisement des terres.
Période V : de 1000 ap. J.-C. à 1500 ap. J.-C. Les tombes du site serviront de cimetière aux Mixtèques de haut rang quand ils s'installeront dans la vallée. En effet, poussés vers le sud par les Toltèques et les Chichimèques, ils entrent en conflit avec les Zapotèques. Ils conquirent également Mitla. En 1280, un mariage royal entre les deux peuples aux cultures proches scella une alliance contre les Aztèques. Leur descendant, Cocijo-pij, mourut en 1563. Dernier roi zapotèque, il fut témoin de la conquête espagnole.

Urne funéraire en forme de "dieu chauve-souris"ou de jaguar, provenant d'Oaxaca et datée de 300 à 650 de notre ère. Taille: 23 cm.La civilisation zapotèque trouve ses origines dans la vallée d’Oaxaca à une date estimée de manière très imprécise, vers 1500 av. J.-C. Les trois ramifications de la vallée étaient partagées entre trois groupes de population de tailles différentes, séparés par les 80 km2 de "no-man's land" de la vallée centrale. Les traces archéologiques de l'époque, telles que des temples incendiés et des captifs sacrifiés, suggèrent que les trois groupes sociaux étaient en quelque sorte en concurrence. À la fin de la phase de Rosario (700 - 500 avant JC), quelque chose s'est passé, la colonie la plus importante de la vallée de San José Mogote, et d'autres habitats proches d’un bras de la vallée d’Etla, ont perdu la plus grande partie de leur population. Durant la même période une nouvelle grande colonie émergé dans le "no-man's land" de la vallée centrale d'Oaxaca, dont le site, construit au sommet d'une montagne qui domine les trois bras de la vallée était celui de Monte Albán. Les similitudes entre la poterie de San José Mogote et celle des débuts de Monte Albán indiquent que les populations qui ont peuplé Monte Albán étaient celles qui avaient quitté San José Mogote[2].Les archéologues Joyce Marcus et Kent V. Flannery affirment que ce processus est similaire au processus du synœcisme de la Grèce Antique, qui correspond au regroupement dans une ville centrale de petites populations dispersées dans une région, souvent pour répondre à une menace extérieure[3].Même s’il n’existe aucune preuve directe d'une telle menace extérieure dans les premières phases de l’histoire de Monte Alban, les murs et les fortifications construites autour du site pendant la période archéologique de Monte Alban II (200 av.J.C.- 250 apr.J.C.), suggèrent que la construction de la ville pourrait avoir été une réponse à une menace militaire.

L'état zapotèque formé à Monte Albán a commencé son expansion à la fin de la première période de Monte Alban (500 - 200 avant JC) et au cours de la deuxième période de Monte Alban (200 avant JC – 250 après JC). Les rois zapotèques ont commencé à prendre le contrôle des provinces situées en dehors de la vallée d'Oaxaca. Ils auraient pu y parvenir au cours de la première période de Monte Alban I (aux environs de 200 avant JC) et de la deuxième période de Monte Alban (200 avant JC – 250 après JC), car aucune des provinces avoisinantes, n’aurait pu rivaliser avec la vallée d'Oaxaca à la fois politiquement et militairement[4]. En 200 de notre ère les Zapotèques ont élargi leur influence à toute la région s’étendant de Quiotepec au nord, à Ocelotepec et Chiltepec au sud. Monte Albán était devenue la plus grande ville des hautes terres du sud du Mexique et le resta jusqu'aux environs de 700 après JC[5].


Jaguar assis, culture zapotèque, American Museum of Natural History (New York)L'expansion de l'empire zapotèque a atteint son apogée pendant la deuxième période de Monte Alban. Les Zapotèques ont conquis des territoires ou installé des colonies au-delà de la vallée d'Oaxaca. Cette expansion s’est traduite de plusieurs manières, la plus importante est le brusque changement des céramiques découvertes dans les régions situées en dehors de la vallée. Ces régions avaient déjà leur propre style qui a été soudainement remplacé par des poteries de style zapotèque, indiquant qu'ils faisaient alors partie de l'empire zapotèque.

L’archéologue Alfonso Caso, qui fut l'un des premiers à faire des fouilles à Monte Albán, a fait valoir qu'un bâtiment de la place principale de Monte Albán était une preuve supplémentaire de l'expansion spectaculaire de l'état zapotèque. Le bâtiment, qui est aujourd'hui dénommé bâtiment J, a la forme d'une pointe de flèche et présente plus de 40 pierres sculptées porteuses d’une écriture hiéroglyphique. Les inscriptions des pierres ont été interprétées par les archéologues comme correspondant à des noms de lieux de provinces qui ont été revendiquées par les Zapotèques de Monte Alban. En plus des noms de lieu, chaque groupe de glyphes représente également une tête avec une coiffure élaborée gravée sur les dalles. Cette figure est supposée représenter les gouverneurs des provinces qui sont passées sous la domination des zapotèques. Les pierres qui montrent une tête renversée sont censées représenter des territoires pris par la force et celles où les têtes ne figurent pas à l'envers correspondent à des provinces qui n’auraient pas résisté à la colonisation et dont le gouverneur aurait eu la vie sauve. Pour cette raison, le bâtiment J est aussi appelé "La dalle de la conquête" [6]

A propos de la spectaculaire expansion ultérieure de l'état de Monte Albán à l’extérieur d’Oaxaca, Marcus et Flannery écrivent: " une grande disparité dans les populations entre le noyau d'un État et sa périphérie, ne conduit pas nécessairement le premier à coloniser le second. De petites entités politiques, voyant que toute résistance serait vaine, peuvent accepter de se soumettre si on leur offre une occasion de sauver la face. Des entités politiques plus grandes qui ne veulent pas perdre leur autonomie doivent être vaincues militairement. Au cours de l'expansion de la deuxième période de Monte Alban, nous pensons que l’acquisition de nouveaux territoires s’est réalisée à la fois par la colonisation et par la conquête
Le mot zapotèque qui leur aurait été donnée par les Aztèques est un exonyme provenant de tzapotēcah en langue Nahuatl (singulier tzapotēcatl ), qui signifie "habitants de la place de la sapote".( Les Zapotèques pensaient que leurs ancêtres étaient issus d'un arbre appelé zapote). Les Zapotèques se désignent eux-mêmes par une variante du terme "Be'ena'a", Ben-Zoa ou Vinizza qui signifie peuple des nuages. La référence au nuage les rapproche des Mixtèques (Mixtecatl peut se traduire par homme-nuage).
Les Zapotèques parlaient neuf langues différentes. Les langues zapotèques appartiennent à la famille linguistiques des langues oto-mangues, une ancienne famille de langues méso-américaines. Vers1500 avant JC les langues oto-mangues ont commencé à évoluer. Les langues Mangues se sont probablement séparées d'abord, puis les langues oto-pames et la divergence des langues mixtèques et des langues zapotèques est survenue plus tard[8]. Le groupe zapotèque comprend les langues Zapotèques et les langues étroitement liées, les langues chatinos. Les langues zapotèques sont parlées dans la partie sud-ouest de l'État d'Oaxaca[9].

Le zapotèque est une langue à tons, ce qui signifie que le sens d'un mot est souvent déterminé par la hauteur de la voix. Ces tonalités sont essentielles pour comprendre le sens de mots différents. Le terme technique est tonèmes. La langue zapotèque possède plusieurs tonèmes, dans certains d’entre eux il existe 4 tons; haut, bas, montant et descendant, et dans d’autres il y en a trois; bas, montant et descendant[10].
La vallée d’Oaxaca, le berceau de la civilisation zapotèque, est une grande vallée de la partie nord-est de l'État d'Oaxaca située à environ 200 km au sud de Mexico. Les montagnes entourent la vallée avec la Sierra Madre orientale au nord et les montagnes de la Tlacolula au sud-est. L’environnement de la région est bien adapté à l'agriculture, en particulier la culture du maïs, ce qui en fait un endroit recherché par les colons. Le fond de la vallée est plat avec de vastes étendues de terres arables. Au moment de l'émergence de la civilisation zapotèque, le sol de la vallée n'avait pas subi d'érosion puisque la forêt de chênes et de pins qui entourait la vallée était intacte. Le climat tempéré est idéal pour la culture du maïs et il est possible d’obtenir plusieurs récoltes par an. Il gèle rarement comme cela se produit dans la région à des altitudes plus élevées. Le fort potentiel agricole de la vallée d'Oaxaca a certainement contribué à faire de ce territoire le lieu des premières sociétés complexes de la région[12].

En plus du climat et de la qualité du sol, l'accès à l'eau est également crucial pour l'agriculture, plus encore dans la vallée d'Oaxaca, où le sol est pauvre en humus et autres nutriments. La vallée est traversée du nord au sud par la rivière Atoyac qui fournit de l'eau sur une petite bande de terre bordant la rivière, à l’occasion d’inondations périodiques. Pour apporter de l'eau aux cultures situées ailleurs dans la vallée plus loin de la rivière, par exemple à Monte Albán, les Zapotèques ont utilisé des canaux d'irrigation. Par l'irrigation à partir de petits cours d'eau les Zapotèques ont pu amener l'eau à Monte Albán, situé à 400 mètres au-dessus du fond de la vallée, loin de la rivière Atoyac. Les archéologues ont trouvé dans la montagne des vestiges d'un petit système d'irrigation composé d'un barrage et d’un canal de deux kilomètres sur le flanc sud-est des montagnes. Il n'aurait pas été suffisant pour approvisionner tous les habitants de Monte Albán et on suppose donc qu’il s’agissait juste de l’un des nombreux systèmes d'irrigation[13]. En raison de la croissance rapide de la population au cours de la première période de Monte Albán les cultures de la vallée ne suffisaient plus à approvisionner la population de Monte Albán. Par conséquent, les cultures ont été installées sur les piémonts où le sol est moins fertile et où l'irrigation artificielle est nécessaire, cette stratégie a été appelée la "stratégie du Piémont"[13]. La civilisation zapotèque se caractérise notamment par la culture du maïs.

Les Zapotèques mis au point un calendrier et un système d'écriture logosyllabique qui utilisait un glyphe séparé pour représenter chacune des syllabes de la langue. Ce système d'écriture est l'un des candidats parmi tous ceux qui pourraient avoir été le premier des systèmes d'écriture de Mésoamérique et le prédécesseur du système d'écriture développé par la civilisation maya et les civilisations mixtèques, et aztèques. À l'heure actuelle, il existe un débat quant à savoir si oui ou non les symboles olmèques, datés de 650 avant J.-C., sont en fait une forme d'écriture précédant la plus ancienne écriture zapotèque datée des environs de 500 av.JC [14]

Dans la capitale aztèque de Tenochtitlan, on trouvait des artisans Zapotèques et Mixtèques qui façonnaient des bijoux pour les dirigeants aztèques ( tlatoanis), y compris Moctezuma II. Les relations avec le centre du Mexique remontent cependant à beaucoup plus loin, comme l'attestent les vestiges archéologiques du quartier zapotèque à Teotihuacan et une "Guest House" du style de Teotihuacan à Monte Albán. Parmi les autres sites précolombiens zapotèques importants citons Lambityeco, Dainzu, Mitla, Yagul, San José Mogote, El Palmillo et Zaachila .

Il s’agissait d’une culture sédentaire et à la civilisation très avancée, qui vivait dans de grands villages et des villes, dans des maisons construites avec des pierres et du mortier. Les Zapotèques ont également employé le stuc dans leur architecture religieuse. Ils ont tenu la chronique des principaux événements de leur histoire par le biais de hiéroglyphes, et dans la guerre ils ont fait usage d'armures en coton. Les ruines bien connues de Mitla leur ont été attribuées et on a prétendu qu’il s’agissait des tombeaux de leurs grands-mères et grands-pères.
Comme la plupart des systèmes religieux méso-américains, la religion zapotèque était polythéiste. Les deux divinités principales étaient Cocijo, dieu de la pluie (similaire au dieu Aztèque Tlaloc), et Coquihani, le dieu de la lumière. On croit que les Zapotèques ont parfois pratiqué les sacrifices humains dans leurs rituels.

Il existe plusieurs légendes des origines chez les zapotèques, l'une d'entre elles affirme que les Zapotèques sont les premiers habitants de la vallée d'Oaxaca qui sont nés à partir des roches, ou descendent d'animaux tels que les pumas et les ocelots. Il existe aussi une autre légende des origines qui prétend qu'ils ne se sont installés dans la vallée d'Oaxaca qu’après la fondation de l'empire Toltèque, et qu'ils descendent de Chicomostoc. Bien qu'il soit très important de mentionner que ces légendes n'ont été transcrites qu'après l'arrivée des Espagnols[15].

Ils vénéraient les ancêtres et croyaient en l'existence d'un paradis souterrain. D'où l'importance du culte des morts. Les Zapotèques disent que leurs ancêtres sont issus de la terre, des grottes, ou qu'ils étaient des arbres ou des jaguars transformés en hommes, tandis que l'élite qui gouvernait croyait qu'ils descendaient d'êtres surnaturels qui vivaient parmi les nuages, et qu’après la mort ils retourneraient à ce statut initial. En fait, le nom sous lequel les Zapotèques sont connus aujourd'hui résulte de cette croyance. Dans le centre de la vallée zapotèque le "peuple des nuages" est désigné par le mot "Be'ena 'Za'a."

Les Zapotèques avaient une prédilection pour les divinités associées à la fécondité et l'agriculture. Il existe des représentations à la fois d’hommes et de femmes, qu’on distingue les uns des autres par le costume. Les hommes portent normalement des manteaux et parfois des capes, tandis que les femmes sont reconnaissables au port de jupes. Les dieux principaux sont Cocijo - dieu de la foudre et de la pluie, représenté à Monte Alban I-IV. Une autre divinité est le dieu du maïs Pitao Cozobi[16].

Il existe des preuves de l’existence de divinités qui ne sont pas directement liés à la culture Zapotèque, comme le serpent à plumes et le Dieu papillon qui sont caractéristiques de Teotihuacán et aussi le Dieu de la pluie de Teotihuacán, ainsi que Xipe Totec, une divinité associée au printemps dans la culture nahuatl[17].

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Publié le 24/09/2010 à 15:18 par aerokrif
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Publié le 24/09/2010 à 15:05 par aerokrif
empire maya
La civilisation maya est une civilisation précolombienne du groupe mésoaméricain, s’étalant sur tout une partie du Mexique, Belize, Guatemala, Honduras et Salvador actuels. Apparue à la fin du IIIe millénaire av. J.-C., elle connut son apogée entre le VIe siècle et le IXe siècle de notre ère avant d’entrer en décadence et de disparaître lors de la conquête espagnole au XVIe siècle. Avec les Aztèques et les Incas, elle fait partie des trois grandes civilisations ayant marqué le Nouveau Monde avant l’arrivée des Européens. Son héritage est principalement architectural, comme en témoignent les imposantes ruines de palais et temples pyramidaux dispersés à travers la jungle. Elle est aussi connue pour avoir développé d’impressionnants savoirs en mathématiques et en astronomie, ainsi que le seul système d'écriture intégral de l’Amérique précolombienne. L’apport culturel du monde maya, bien que non négligeable d’un point de vue scientifique, reste néanmoins peu visible du grand public.

Le monde ne savait presque rien des Mayas il y a deux cents ans. La forêt avait repris ses droits sur la plupart de leurs cités, et, au lendemain de la conquête espagnole, au XVIe et XVIIe siècles, les prètres européens avaient brûlé la quasi-totalité des rares livres en écorce de figuier laissés par les Mayas.

Les premiers explorateurs à approcher les vestiges de la civilisation maya au XIXe siècle ont contribué à lui forger une image romantique mais bien différente de la réalité : « qui n’a pas entendu parler, par exemple, d’un ancien Empire maya, véritable âge d’or durant lequel un peuple laborieux et éminemment pacifique se serait adonné, dans le calme de ses cités protégées par la forêt dense, à la seule contemplation des astres ?[1] ». De nos jours l’évolution des connaissances a permis de renverser cette vision simpliste et sans nuance. Car si les anciens Mayas étaient bâtisseurs, artistes et savants, ils n’en étaient pas moins résolument guerriers. Du fait de leur organisation politique en cités rivales, la comparaison des Mayas classiques avec les cités grecques de l’époque classique ou avec les cités italiennes de la Renaissance n'est pas inappropriée

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L’aire culturelle maya antique doit être distinguée de la zone de peuplement maya actuelle. Elle se définit comme étant le territoire couvert par les anciennes cités mayas, soit une surface globale d’environ 340 000 km² (approximativement la superficie de l’Allemagne).

Elle comprend :

le sud-est du Mexique (États du Tabasco, Chiapas, Campêche, Yucatan et Quintana Roo)
le Belize
le Guatemala
l’extrémité ouest du Honduras
l’extrémité ouest du Salvador
On la divise traditionnellement en trois grandes régions, selon des critères climatiques et géologiques :

la côte Pacifique
les Hautes-Terres
les Basses-Terres (du nord et du sud)
Ces zones écologiques correspondent grosso modo à des zones culturelles. Jusqu'il y a peu on considérait que le centre de gravité de la culture maya aurait suivi un déplacement géographique, du littoral Pacifique et Hautes-Terres du sud (Époque préclassique) vers les Basses-Terres du sud (Époque classique) puis les Basses-Terres du nord (Époque postclassique). Il serait néanmoins hâtif de céder à la tentation du déterminisme géographique car chacune de ces zones a participé à sa manière au développement de la civilisation maya. Au sein même de ces régions le rythme d’évolution a pu être très différent d’une cité à l’autre. Les recherches archéologiques récentes ont révélé que des les Basses-Terres méridionales ont connu un développement plus précoce qu'on ne le croyait il y aquelques dizaines d'années: des centres vastes et importants s'y sont développés dès le Préclassique[3]

Les origines des tribus mayas les plus anciennes se perdent dans la nuit des temps. Les manuscrits indigènes du XVIe siècle ont oublié l'emplacement du berceau de la civilisation maya, que ce soit dans le Chilam Balam (écrits dans la péninsule du Yucatán), ou dans le Popol Vuh des Quichés, la branche des indiens mayas du Guatemala. Et même le premier chroniqueur espagnol des mayas, le frère Diego de Landa (1566), n'a pu en mentionner clairement la situation. En tout état de cause, les faits se réfèrent aux Mayas du Yucatán, de l'ère classique, et non aux vieux mayas localisés dans le sud (Chiapas, Guatemala et Honduras), dont la civilisation s'est éteinte quelques siècles avant l'apogée des cités de la péninsule telles que Chichen Itza, Uxmal et Sayil. Nous savons[réf. nécessaire] que dans les temps très reculés, les Mayas vivaient sur le littoral atlantique du Mexique, d'où ils descendirent vers l'Amérique Centrale en remontant le Río Usumacinta pour arriver au Petén. Un vieux groupe maya, les Huastèques, resta cependant dans le nord, dans la région allant de Veracruz à Tamaulipas. C'est peut être l'expansion des Nahuas qui coupa en deux le peuple maya en rejetant un groupe au nord et l'autre au sud. Les groupes rejetés vers le sud sont ceux qui développèrent la grande civilisation maya. Au commencement de la période historique, ils vivaient dans un triangle délimité par Palenque dans le Chiapas, Uaxactun, au Guatemala, et Copán au Honduras, une aire très importante avec des voies de communication très difficiles au milieu de la jungle, traversée par de grandes rivières, comprenant le bassin de l'Usumacinta, le Petén guatemaltèque et les vallées du Motagua et du río Copán.

On distingue généralement trois périodes dans la civilisation maya : le Préclassique (de 2600 av. J.-C. à 250 apr. J.-C.), le Classique (de 250 à 900), le Postclassique (de 900 à 1521), auxquelles on rajoute parfois le Classique final (de 800 à 900), que certains auteurs appellent Épiclassique[4], une époque de transition pendant laquelle les cités des Basses-Terres auraient été abandonnées et celles du nord du Yucatan se seraient développées. Les dates du début et de la fin de chacune des trois périodes peuvent en outre varier d'un siècle selon les auteurs[5].
La société maya est divisée en classes : nobles, religieux, militaires, artisans, commerçants, paysans (la majorité) et l’équivalent des serfs. Elle est dirigée par des chefs héréditaires, de filiation patrilinéaire, qui délèguent leur autorité sur les communautés villageoises à des chefs locaux. La terre, propriété de chaque village, est distribuée en parcelles aux différentes familles.

La structure sociale est complexe, elle est fondée sur une organisation familiale patrilinéaire, une division sexuelle du travail et une répartition par secteurs d'activité. Les agriculteurs, c'est-à-dire la majeure partie de la population, se divisaient en paysans, serviteurs et esclaves. L'élite, de son côté, se répartissait en guerriers, prêtres, administrateurs et dirigeants. L'élite et le peuple ne formaient pas des catégories antagonistes, car des liens de parenté ou d'alliance unissaient dirigeants et serviteurs, chefs et paysans. Ainsi, les nouvelles découvertes montrent l'existence d'une classe fort importante de commerçants-guerriers, notamment à partir du Ve siècle à Tikal et il y aurait eu un partage du pouvoir entre l'ancienne aristocratie chargée des affaires intérieures de la cité et religieux et la nouvelle classe de commerçants-guerriers[réf. nécessaire].

Il semble que les Mayas aient vécu selon un système de cités-États. Cette indépendance relative des communautés a d'ailleurs été un facteur facilitant la conquête par les Espagnols qui n'eurent pas à affronter un peuple présentant un front uni.

Les plus puissants rois qui surent conquérir et régner sur plusieurs cités se faisaient appeler Ahau ce qui signifie « Grand Roi ». Cependant, le titre le plus répandu des rois mayas fut Halac vinic ou Hulach Uinic. Le Roi concentre tous les pouvoirs religieux, militaires et civils. Il choisit au sein des nobles les batabs, qui sont des chefs locaux ou de villages dont la principale responsabilité était de veiller à la bonne perception du tribut et à l'exécution des ordres. Mais il est souvent fait mention d'un conseil autour du roi[réf. nécessaire].

Le clergé constitue également une classe nombreuse. Les prêtres (ah kin) se succèdent de père en fils et leur savoir ne se transmet qu'à l'intérieur de la famille. Cela est compréhensible puisque le savoir maya était fort étendu : de l'écriture à la chronologie, des almanachs sacrés à la médecine, des cérémonies à la formation des jeunes prêtres. Parmi les prêtres se distingue le chilam, spécialement chargé de recevoir les messages des dieux et d'énoncer les prophéties. Leur influence et la grande religiosité des mayas expliquent les nombreux jeûnes très sévères pratiqués par le roi et la noblesse ainsi que les mortifications et automutilations[réf. nécessaire] puisque la religion maya donne au sang une très grande valeur magique.

En bas de l'échelle se trouve le peuple. C'est à lui qu'incombe la tâche de fournir les aliments et les vêtements, la main d'œuvre pour les travaux publics. Ces ouvriers mayas ne disposent que d'outils en pierre ou en bois ; ils ne connaissent ni le métal, ni la traction animale, ni la roue. Le seul moyen de transport connu s'effectue à dos d'homme. Enfin, les esclaves constituent une classe à part. Les délinquants de droit commun sont condamnés à l'esclavage. Les prisonniers deviennent souvent des victimes sacrificielles
Pour des raisons diverses, les archéologues ont longtemps négligé l'étude des modes de production et de distribution chez les anciens Mayas : les textes mayas de l'Époque classique sont quasiment muets sur le sujet; pour l'Époque postclassique, nous disposons des observations d'auteurs espagnols, sensiblement plus rares pour les Mayas que pour les Aztèques, notamment la Relación de las Cosas de Yucatán de Diego de Landa; par ailleurs les techniques archéologiques se sont considérablement affinées ces dernières années ( photos aériennes, activation neutronique, fluorescence des rayons X, analyse pollinique, ...) .

Les ressources étaient variables selon l'environnement local, sensiblement différent dans les Hautes-terres, les Basses-terres du sud et du nord.. Pour assurer leur subsistance, les Mayas pratiquaient la chasse et la pêche, l'élevage et l'agriculture. L'élevage était limité à quelques espèces, dindon et chien. Pour palier cette carence en protéines, les Mayas chassaient une variété d'animaux, tels que le cerf, le pécari, le tapir, l'agouti, le paca ou encore deux espèces de singes, sans compter diverses espèces d'oiseaux.


Champ contemporain chez les Quiché du Guatemala : maïs et haricots; les courges ne sont pas visiblesLes Mayas tiraient le plus gros de leur subsistance d'une agriculture sur brûlis : on brûle les broussailles - la cendre constitue un excellent engrais - avant d'ensemencer au moyen d'un bâton pointu. La découverte de Cerén, un petit village maya enseveli par une éruption volcanique au VIe siècle, a permis aux archéologues d'observer in situ comment les Mayas de l'Époque classique cultivaient sur une même parcelle maïs[17], haricots et courges[18]. Les grands arbres étaient laissés en place et contribuaient à la régénération de la parcelle. Après une ou plusieurs années, les éléments nutritifs contenus dans la cendre étant épuisés, il fallait laisser la parcelle en jachère pendant une période qui variait selon la qualité du sol : jusqu'à vingt ans dans le nord du Yucatán[19]. Sauf dans les Hautes-Terres, où le sol volcanique des vallées est très riche, le rendement était relativement faible dans les Basses-Terres où la couche d'humus est généralement mince. Pour nourrir des populations de plus en plus nombreuses, les Mayas valorisaient des terres moins fertiles en pratiquant l'agriculture en terrasse pour contrecarrer l'érosion. Les archéologues ont constaté que cette forme d'agriculture avait été particulièrement pratiquée dans la région de Rio Bec- près de 150 000 hectares - et dans la région de Caracol[20]. Les anciens Mayas connaissaient également une autre forme d'agriculture intensive : dans des zones marécageuses appelées «bajos», ils aménageaient des champs surélevés; on creusait des canaux de drainage et on mettait en culture les monticules formés par les remblais de boue contenant des éléments nutritifs. De cette manière on peut obtenir plus d'une récolte par an. Par ailleurs, on peut obtenir une ressource supplémentaire en faisant de la pisciculture dans les canaux.

Les Mayas pratiquaient l’apiculture. Les outils en métal n’existaient pas. Les Mayas utilisaient des meules en pierre appelées metate.

Les différents peuples mayas entretenaient de nombreuses relations commerciales avec des cités lointaines. Les fèves de cacao et les clochettes en cuivre servaient de monnaie d’échange; le cuivre était aussi utilisé à des fins décoratives, comme l’or, l’argent, le jade, les coquillages et les plumes de quetza
La forme la plus emblématique de l'architecture maya est la pyramide à degrés. Le peuple maya aurait adopté l'architecture verticale pour se rapprocher de ses dieux.

L'apogée de la culture maya a coïncidé avec l'émergence de grandes cités, centres de pouvoir religieux, commercial et politique, comme Chichen Itza, Tikal et Uxmal. L'observation du style de l'architecture maya est une des clés pour comprendre cette civilisation.
L'emplacement des villes mayas ne semble pas être planifié; elles se déploient en effet un peu au hasard sur tous types de terrains des plaines du nord du Yucatan aux collines de l’Usumacinta. La péninsule du Yucatan, où rayonna la civilisation maya, est un bas plateau calcaire qui ne s'élève guère au-dessus du niveau de la mer, couvert d'une jungle épaisse. Sous ce climat tropical, la végétation envahit les pierres et masque les œuvres de ce peuple ancien.

Au cœur de la cité maya se trouvent de larges places où se concentrent les bâtiments officiels, temples, acropole royale, stade, etc. Une attention particulière est portée à l'orientation des temples et des observatoires afin de respecter la cosmogonie maya. Dans un deuxième cercle autour de ce centre rituel se concentrent les demeures des nobles, les temples mineurs. Enfin, en dehors de ce centre urbain se déploient les modestes maisons du peuple.

L’architecture classique maya peut se résumer en une division de l’espace en deux : un espace public monumental, urbanisé et un espace privé relégué au second plan. C’est seulement à la fin de l’ère post classique que les cités se fortifient, détruisant les larges places de l’ère classique
Un des aspects étonnants de la culture maya est sa capacité à construire d’immenses ouvrages à l’aide de techniques rudimentaires. En effet, les mayas n’utilisaient ni outils en métal, ni poulies, ni même la roue. En contrepartie, l’architecture maya exigeait une importante main d’œuvre.

Toutes les pierres des bâtiments mayas semblent provenir de carrières situées à proximité. Le matériau le plus utilisé était le calcaire, qui peut être facilement taillé avec des outils en pierre. Le mortier est lui aussi à base de calcaire pilé, brûlé et mélangé qui reproduit les propriétés du ciment. Les progrès dans la taille des pierres réduiront l’utilisation de ce mortier, les pierres s’emboîtant parfaitement.

On note également l'apparition de la céramique à pâte fine sur des sites comme Seibal et Altar de Sacrificios à la fin du VIIIe siècle, dont l'introduction témoigne d'une influence sur la culture maya, et a servi à appuyer la thèse d'invasions étrangères qui pourraient être à l'origine de l'état de guerre qui a anéanti la civilisation classique.
La plupart des bâtiments en pierre reposent sur une chape dont la hauteur varie de moins d'un mètre pour les petites structures, à plus de 45 mètres pour les grands temples et les pyramides. Sur au moins un côté se trouve une volée de marches, souvent très raide.

Cette chape était constituée d’une série de cellules délimitées par des murs. L’espace créé par ces cellules était ensuite rempli de gravier.

Les surfaces étaient recouvertes de plâtre par souci d’uniformité. Le plâtre était produit en brûlant la pierre calcaire en poudre qui était ensuite mélangée avec du sable calcaire (sascab) et de la résine d’arbre (holol) pour la plasticité.

Enfin les surfaces étaient peintes avec des pigments minéraux et organiques dont l’hématite et l’indigo qui servaient à produire les deux principales couleurs : rouge et bleu. Le célèbre bleu maya était ainsi constitué d’indigo, d’azurite (minéral) et d’argile paligorskite.

L’architecture maya se caractérise par l’emploi généralisé du mortier dans les constructions. En effet, ne connaissant pas la technique de la voûte (assemblage de blocs en équilibre répartissant la poussée gravitationnelle sur les murs adjacents ou des piliers), leurs possibilités de créer des espaces couverts étaient très réduites. L’usage de colonnes et d’architraves n’a d’ailleurs été constaté qu’en de rares occasions apparemment involontaires. Dépourvus de ces moyens élémentaires, les Mayas ont ainsi systématiquement employé le mortier, avec toutes les conséquences que cela implique : des murs très épais afin de soutenir un plafond excessivement lourd, et un espace intérieur exigu. Les longues galeries des palais de Palenque ou d’Uxmal montrent l’utilisation d’une sorte de voûte en encorbellement, dite « fausse voûte » car précisément elle n’en est pas une. Chaque strate de blocs ajoutée gagne peu à peu sur le vide, à la manière des maisons européennes médiévales où chaque étage supplémentaire s'avançait un peu plus sur la rue en contrebas. Dans le cas des bâtiments mayas, il suffisait que les encorbellements s'élèvent à partir de deux murs opposés séparés par une faible distance pour qu’ils finissent par se rejoindre, formant alors une « fausse voûte ». Afin de faire tenir l'ensemble, le mortier était indispensable, l’encorbellement étant voué à s’effondrer s’il dépasse une limite fatale imposée par la gravité. Vu de l'extérieur, l’épaisseur du plafond était supérieure ou égale à la hauteur de la galerie intérieure, donnant à l’édifice une lourdeur énorme. Les Mayas en ont profité pour donner libre cours à leurs talents artistiques : les façades hautes et presque aveugles leur en laissaient largement les moyens. Divers stratagèmes ont donc été employés pour limiter l’aspect pesant des bâtiments. Frises géométriques, colonnettes verticales ou encore sculptures plus ou moins élaborées se sont développées pour atteindre leur apogée à l’ère post-classique. Le style puuc au Yucatan en est le meilleur exemple (Uxmal, Labná, Kabah, Sayil, etc.)
Les pyramides sont probablement l’élément visuel le plus connu de la civilisation maya. Les installations cérémoniales dans les villes mayas, c’est-à-dire les places, les pyramides et les palais, étaient conçus de façon à reproduire, à un niveau symbolique, le paysage sacré tel qu’il existait au moment de sa création par les dieux. Les pyramides représentaient les montagnes. C'est depuis ces endroits que les rois, usaient de transes et de rites pour accéder au monde surnaturel qui leur permettait de converser avec les dieux. Les pyramides abritaient également des tombes, souvent royales. La plus célèbre est celle de K'inich Janaab' Pakal I sous le Temple des inscriptions de Palenque

Les temples-pyramides s’inscrivaient dans une longue tradition culturelle en Mésoamérique. Les Olmèques érigeaient déjà des montagnes artificielles. Les Mayas ont innové en ajoutant à la pyramide et au temple des façades taillées et peintes qui exprimaient des messages politiques et religieux. En fait, ils recouvraient toute la pyramide de plâtre (stuc), puis ils peignaient le tout en rouge ou d’une autre couleur vive.

La naissance des pyramides de Mésoamérique n'a donc rien à voir avec les pyramides d'Égypte. À l'argument géographique (plus de 13 000 kilomètres) s'ajoute l'argument temporel (plus de 3 500 ans). En effet les pyramides mayas sont apparues au cours du Ier millénaire avant notre ère, à la fin du préclassique moyen (Nakbe), tandis que les tombeaux égyptiens ont été bâtis dès le début du IIIe millénaire avant notre ère. Leur fonction est totalement différente. Les pyramides mayas sont avant tout l’assemblage de deux structures superposées : un socle monumental, le « corps » de l’édifice, et le temple, dont l’importance est prédominante. Le socle n’a pour fonction que de rehausser le temple, de montrer que le dieu est supérieur à la population, qu’il s’élève au-dessus du commun des mortels. Il n’a, en lui-même, quasiment aucune symbolique. L’appellation de pyramide est ainsi erronée.

Certains objectent pourtant que des tombes ont été aménagées sous ces temples, leur donnant une vocation funéraire. Toutefois, même s’il s’agit effectivement d’une pratique courante chez les Mayas, on ne peut ici non plus faire un parallèle avec l’Égypte. Comme dit précédemment, la pyramide méso-américaine a une fonction éminemment cultuelle. En se faisant inhumer sous l’édifice, les souverains entendaient simplement que le culte rendu dans le temple supérieur leur soit profitable : après leur mort, le temple constituerait une sorte de mémorial, entretenant leur souvenir.

Dans la jungle du Petén, surgit entre les arbres de la forêt le centre religieux de Tikal. Fabuleuse clairière, cette ancienne cité-État maya dressait ses pyramides de 60 mètres de haut. Tout autour vivaient 50 000 paysans, artisans et esclaves, main-d'œuvre nécessaire à des bâtisseurs ignorant la traction animale. On peut parler de villes fantômes émergeant de la forêt. Jamais l'homme n'a aussi bien maîtrisé les éléments naturels que les Mayas de la période classique. Il y a quinze siècles, Tikal régnait sur la jungle du Guatemala de ses pyramides orgueilleuses. Le centre cérémoniel était recouvert de stuc. Même le sol des temples était peint en rouge, la couleur du Soleil et du sang. Sur l'une des plates-formes, le chef de la cité, entouré de deux grands prêtres, préside un rituel, dominant la procession des seigneurs, des sacrificateurs et de leurs victimes avec le concours des musiciens. Cette description provient de documents historiques.

la vie d'azteque

Publié le 24/09/2010 à 14:28 par aerokrif

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